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    Après plusieurs jours passés à observer le carton, et à décortiquer la notice, il était temps de se lancer.

    J'ai donc pris mon courage à deux mains (et pas les jambes à mon cou- désolée, c'était trop tentant...), et ai sorti la bête de son emballage. Je ne me suis pas sentie plus rassurée: des molettes, des boutons, des encoches... et une pochette pleine de bidules dont l'usage m'échappait totalement (notez l'utilisation de l'imparfait, événement passé résolu et sans lien avec le présent, fin du suspens: j'ai survécu à l'expérience!).

    Machine à coudre brother fs-40: le test!

    Il faut néanmoins reconnaître que la société brother ne laisse pas ses clients se torturer l'esprit trop longtemps, mais fournit plusieurs outils bien utiles: 1 manuel d'utilisation détaillé, 1 DVD qui reprend les étapes d'installation en images vidéo, et pour les innocents qui se sentent prêts à affronter l'engin sans délai de réflexion, une page A3 récapitulative. Appartenant à la catégorie des froussard(e)s (ou des traumatisé(e)s des meubles suédois...) je me suis ruée sur le manuel!

    Machine à coudre brother fs-40: le test!

    (J'en profite pour dire que la société brother, dans sa grande générosité, offre des cours de langues gratuits: le manuel est disponible en 5 langues, et je compte bien me lancer dans une étude comparative afin d'apprendre l'allemand très prochainement...)

     

    Ne me sentant toujours pas totalement en confiance, j'ai lancé le DVD. Pourtant, je ressentais encore une certaine angoisse... J'ai donc appelé ma mère. Logique. Quand on clame que l'on était la reine des boutonnières à 15 ans, il faut assumer.

    L'étape la plus compliquée a été l'embobinage de la canette ( le rouleau de fil qui se placera sous l'aiguille). La-dame-de-la-vidéo avait beau nous seriner en boucle d'une voix suraiguë et agaçante qu'il fallait faire ceci puis cela, quelque chose clochait! Erreur de débutant: nous avons cru ce qu'elle disait. Exemple, quand elle dit: “le fil doit être tendu entre la bobine sur le porte bobine et le crochet”, il faut comprendre “ahah, je t'ai bien eu, c'est normal qu'il pendouille comme cela!”

    Après moult péripéties, nous avons vaincu la machine: Marshall serait fier de nous! (Celui ou celle qui pige la référence et la met en commentaire en premier gagne ma prochaine création :-) c'est vraiment trop facile).

    Après entraînement, l'étape qui reste un peu délicate pour moi est la récupération de la boucle du fil de la canette avant de commencer à coudre. Le reste, fingers in the nose!

     

    La suite des opérations a été une part de gâteau. Cette machine est déconcertante tellement elle est facile d'utilisation! Je l'avais lu dans de nombreux commentaires, et c'est l'une des raisons pour lesquelles je l'avais choisie, mais je reste émerveillée par son ergonomie!

    Les points sont récapitulés sur la machine, et lorsqu'on en sélectionne un parmi les 40, le pied presseur (objet qui guide l'aiguille et presse le tissu) qui doit être utilisé est rappelé et la longueur et la largeur sont réglées automatiquement, mais peuvent être modifiées très facilement à l'aide des boutons.

    Ensuite, c'est enfantin. Cela paraît même de la triche, tellement la machine est capable de faire de jolis points facilement et sans effort. Je ne dirais pas que je maîtrise déjà parfaitement tout, loin de là, mes finitions sont encore très très brouillons, mais en ne connaissant absolument rien au départ, on peut quand même se débrouiller aisément.

    Machine à coudre brother fs-40: le test!

    Après avoir testé les différents points et quelques pieds, j'ai passé le reste de la soirée à faire des gammes. J'avais lu quelque part les propos d'une couturière qui conseillait de tracer des lignes sur du tissu puis de s'entraîner à coudre droit. Je m'étais dit à ce moment là que ça avait l'air particulièrement rébarbatif, et que je m'en passerai bien... Mais en fait, je me suis amusée comme une gosse!

     

    Et le lendemain, il était temps de commencer un véritable projet. So, to be continued...

    Machine à coudre brother fs-40: le test!

     http://booknode.com/suspens,_tome_1_0176042/covers

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    machine rétro pinterest

    image trouvée sur pinterest

    Lorsqu'on débute en couture, le premier défi consiste à trouver la machine à coudre de ses rêves, qui correspondra à nos attentes.

    Certain(e)s n'ont pas à se poser la question dès le début: ils/elles empruntent dans un premier temps la machine d'une mère ou grand-mère, délaissée dans un coin de la maison.

     

    Ma grand-mère a bien une machine dont elle ne se sert pas, mais me l'a déconseillée: lourde, vieille et problèmes de réglages.

    J'ai donc profité de la date fatidique de mon anniversaire il y a quelques semaines pour m'en faire offrir une! Le choix final de la machine me revenait, j'ai donc dû me pencher sérieusement sur le sujet.

     

    Un dilemme cornélien: le choix d'une machine à coudre pour débuter.

     image trouvée sur pinterest

    On peut suivre plusieurs démarches: tout d'abord, cerner ses besoins.

    Mais en tant que totale débutante, je ne savais même pas de quoi j'aurai besoin! J'ai donc appelé la-tante-qui-cou(sait) à l'aide, qui m'a dit que l'indispensable, c'était: les points simples, le surjet, les boutonnières. Points de broderie inutiles au début. Singer valeur sûre (et il faut faire marcher les entreprises françaises!).

    J'ai donc commencé mes recherches sur le net. En néophyte absolue, j'ai découvert qu'il existait des machines électroniques. D'où une nouvelle question: mécanique ou électronique?

    Ma tante n'a pas pu me renseigner: elle n'avait jamais testé de machine électronique.

     

    J'ai donc interrogé notre meilleur/pire ami à tous: google!

     

    Beaucoup de couturières se sont intéressées à la question, et partagent généreusement le fruit de leurs recherches.

     

    Maman la fée, couturière professionnelle, m'a bien guidée, en rappelant que le prix élevé n'est pas toujours gage de qualité, et qu'une machine petit prix peut aussi être très efficace. Tout dépend de l'utilisation que l'on souhaite en faire ( utilisation occasionnelle ou quotidienne par exemple). Elle fait également le compte-rendu de plusieurs machines. Retrouvez ses conseils ICI .

     

     

    Louise, des Lubies de Louise, m'a rassurée. Elle aborde la question du budget, compare les avantages/inconvénients des machines électroniques et mécaniques, parle de son expérience, et des différentes marques disponibles. C'est là que j'ai vu pour la première fois (et retrouvé ensuite sur plusieurs forums), que Singer ne serait plus autant la référence qu'avant: il existerait des machines haut de gamme de qualité équivalente ou supérieure à des prix inférieurs. Je ne suis pas assez spécialiste pour confirmer ou infirmer cette information, vous devrez vous faire votre propre opinion... Pour retrouver l'article des Lubies de Louise, c'est par .

     

    J'ai continué à fouiner, comparer... Et je me suis dit que le mieux serait de voir les bêtes en vrai, dans leur environnement naturel. De plus, si j'achetais en boutique, je bénéficierai sans doute de conseils avisés, et d'interlocuteurs directs en cas de souci par la suite.

    Je me suis donc rendue dans des merceries: j'ai pu contempler des Pfaff notamment: imposantes et trop perfectionnées pour moi, ou au contraire trop basiques (les modèles exposés, je n'ai pas effectué de recherche exhaustives). Je suis également allée visiter la boutique Singer: des machines costaudes, de qualité, avec parfois des fonctionnalités impressionnantes (c'est limite si elles ne vous préparent pas le café pendant que vous cousez!).

     

    singer futura 

    image extraite du site Singer (Singer Futura 40-60)

    Malheureusement, bien que la vendeuse ait été extrêmement accueillante et sympathique, je ne peux pas me permettre de me séparer d'un oeil et d'un rein en même temps!

     

    Je suis donc retournée sur internet.

    Une machine me faisait de l'oeil depuis le début, mais j'avais besoin d'un petit coup de pouce final pour me décider.

    C'est là que ma mère m'est venue en aide: sa copine Gaëlle est une accro de la couture, ils lui ont même offert un mannequin de couture réglable pour ses [âge de la sagesse et de l'expérience, mais pas vieux-et de toute façon c'est la jeunesse de l'esprit qui compte!! ;) ] !

     

    Je l'ai donc appelée, et je la remercie car c'est elle qui m'a permis d'enfin valider mon panier!

     

    Concernant le dilemme électronique ou mécanique, voilà ce qu'elle m'a dit. Les mécaniques de bonne qualité sont fiables et solides, mais rigides et contraignantes, comme les voitures 2 chevaux, increvables. Mais les électroniques sont beaucoup plus souples, faciles de prise en main, et également fiables (cela fait quand même 30ans qu'elles existent, les erreurs ont pu être corrigées), comme les voitures modernes. Et les points décoratifs, même s'ils ne sont pas indispensables au début, apportent très vite de la variété et de l'originalité!

     

    J'ai donc craqué, et je suis maintenant l'heureuse propriétaire d'une machine électronique Brother FS-40, achetée 198€ sur La Redoute (espérons que le service après-vente sera efficace en cas de pépin), dont je vous re-parlerai très bientôt pour faire un compte-rendu de la première utilisation.

     

    brother fs 40

    visuel La Redoute- Brother fs-40

    A bientôt!

     

     

     

    Informations complémentaires:

     

    *Cette blogueuse a également choisi cette machine: à suivre! Lacouturierenherbe

     

    *Crafty B. a également fait une série d'articles très complets sur le choix de sa machine à coudre: je vous encourage à aller y faire un tour si ça vous intéresse. Crafty Bitches, c'est par ici!

     

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    J'ai longtemps observé autour de moi les familles de mes amis.

     

    Il y a les familles de voyageurs, ceux qui à 12 ans ont déjà fait le tour du monde, ont la bougeotte, ne tiennent pas en place. Les familles de sportifs, qui refont le parcours du tour de France, escaladent, font du ski nautique. Ceux qui ont une culture musicale ou cinématographique exhaustive, ou encore celles qui se transmettent un sac Hermès de mères en filles sur trois générations...

     

     

    J'ai observé, et je me suis demandé: et chez moi? Jusqu'à avoir un flash: chez moi, on bricole!

     

    Mon grand-père était menuisier, et il fabriquait des meubles ( je garde précieusement mon coffre à jouets blanc chez mes parents, j'ai bien l'intention de le transmettre à mes enfants quand j'en aurai!), ma grand-mère cuisine et accumule les plantes dans leur jardin de façon compulsive (et embauche toute la famille deux fois par an pour rentrer les pots à l'automne, les sortir le printemps venu...). Mes autres grands-parents jardinent encore et toujours (et mon grand-père manie le sécateur comme un coiffeur à qui on dit “juste les pointes please”-et qui bien sûr n'écoute jamais!).

     

    Mes deux grands-mères, comme la plupart des femmes de leur génération, savent coudre (mon père se souvient encore des culottes courtes qui grattaient et qu'il détestait), tricoter, faire du crochet, mais c'était plus par nécessité que par goût.

     

    Ma mère fait du point de croix (ou point compté), s'est remise au tricot et du fait de son travail, bricole constamment (gare à celui qui ose jeter les pots de yaourts en verre/les barquettes de fromage de chèvre/les rouleaux d'essuie-tout... ). Mon père bricole (un abri pour ses 4 poules chéries par exemple). L'une de mes tantes, même si elle n'a plus vraiment le temps maintenant, a pratiqué beaucoup d'activités créatives: couture, peinture et calligraphie entre autres.

    image trouvée sur pinterest- calligraphie

     image trouvée sur pinterest

    Le virus a été transmis aux petits-enfants. Je me rappelle notamment d'un été où nous avons fabriqué des bracelets en perles sur des métiers à tisser de façon industrielle, ainsi que des petits animaux(j'adore les crocodiles!) grâce à notre cousin, fournisseur officiel de perles de rocaille, qui en piquait de pleines poignées au centre aéré!! (Ce trentenaire ayant aujourd'hui une profession respectable et respectée, je tairai son nom... happy) Mes cousines Aurélia et Pauline peignaient des cadres avec de la peinture à craqueler, et pratiquaient l'art délicat des serviettes collées. Ma cousine Mathilde s'est récemment lancée dans le tricot pour se fabriquer une superbe écharpe Gryffondor (thanks, Harry) et la couture (quoique, j'ai cru comprendre que sa mère était beaucoup mise à contribution!!) pour se confectionner de longues robes pour ses représentations d'escrime médiévale. Mon frère a toujours un stock de perles hama, prêt à répondre aux commandes de Pokémons des potes.

     

     

    image trouvée sur pinterest

     image trouvée sur pinterest

    Quant à moi, j'ai touché à un peu tout: bijoux egyptiens ou autres en perles, peinture sur tissu (il fallait bien personnaliser mes tennis et mon Eastpak!), pâte Fimo, scrapbooking... Ado, ma mère m'a appris le point de croix (mais le modèle que j'avais choisi ne me bottait pas tant que ça, et j'ai abandonné... ) et le tricot (mais c'était l'été, et le modèle que j'avais choisi ne me bottait pas tant que ça, et j'ai abandonné...) Bon, j'étais ado, autant dire un peu bête quoi!

    peinture tissu

    j'ai su rester discrète... ok, j'avais la vingtaine! Celui peint à 14 ans était beaucoup plus... plus!

    Ensuite, à cause d'études assez prenantes, puis de premières années dans la vie active time-consuming, et aussi par choix, j'ai arrêté toutes ces activités. Je me suis donc contentée de faire les ourlets de mes pantalons. Faisant 1m12 les bras levés, j'ai perfectionné ma technique des ourlets simples et à revers, à la main. J'ai d'ailleurs appris récemment que j'utilisais le point glissé. Bon, c'est un peu comme Monsieur Jourdain qui découvre qu'il fait de la prose, mais c'est toujours agréable! J'aurais bien aimé modifier également d'autres vêtements à moi, mais à la main, ça devient vite très compliqué.

     

    Et puis il y a quelques semaines, ma vie ayant l'air de se poser enfin un peu, l'envie de faire quelque chose de mes dix doigts est revenue. En flânant sur internet, pinterest, blogs etc j'ai découvert des modèles d'objets et de vêtements super attrayants, des tissus adorables ou magnifiques, et une communauté très dynamique. Cela a été comme une étincelle.

     

     Et me voilà, nouveau défi, je me lance, en totale débutante -mais très motivée- dans la couture!

    Vos conseils et commentaires en tous genres seront les bienvenus!

     

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